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Posts tagged singularity

Notes

If you’re under age 30, it is likely that you will be able to live as long as you want

Le “Manifeste de Mathusalem” traite de la longévité.

Un des aspects de la Singularité, probablement le plus marquant est l’allongement de la vie.

Le recours aux nano-technologies et aux thérapies géniques, couplé à la numérisation de la mémoire humaine ouvre la voie vers la réalisation du fantasme ultime de l’Humanité : la Vie éternelle.

Toutes les religions sont basées sur cette promesse, après la mort physique vient une vie spirituelle éternelle ou la réincarnation. Les progrès de la science vont peut-être rendre (enfin) les religions obsolètes, leur promesse sera réalisée au delà des espérances, en annulant la mort. Il est d’ailleurs intéressant que le projet qui rassemble la connaissance sur le sujet se nomme Mathusalem.

Évidemment, si cela se réalise, il va falloir règler quelques menus détails, notamment trouver un moyen de concilier croissance de la population et limite des ressources écologiques. Quand on voit comment nos dirigeants nous ont envoyé dans le mur, la fleur au fusil, à Copenhague, on peut sérieusement douter de la capacité de l’Humanité à se sauver des ses excès.

Un beau défi pour les moins que trentenaires.

J’ai 38 ans, je suis donc la dernière génération mortelle. Un mal pour un bien peut-être.

http://reason.com/archives/2009/11/17/the-methuselah-manifesto

Notes

Ray Kurzweil predicts how technology will change humanity by 2020

Post-Humains en 2020

Réalité augmentée par projection rétinienne, énergies renouvelables “pervasives”, thérapies géniques, mémoire assistée et connectée.

A peu prés tous les éléments de la pensée Kurzweilienne sont là.

Comme ils disent chez H+, get ready for the Singularity

Notes

Twenty years from now computing won’t even be a device, just a service

Notes

L’oeil, véritable interface pour la réalité virtuelle

La réalité augmentée, c’est ajouter une couche virtuelle sur une vision “réelle”, même si ces distinctions ont de moins en moins de sens, la carte se confond de plus en plus avec le territoire.

L’interface de visualisation la plus intuitive pour cette surcouche, c’est l’oeil.

http://datacore.sciflicks.com/terminator_2/images/terminator_2_large_16.jpg

Plutôt que trimballer son mobile au hauteur du regard pour voir ce qu’il a à nous dire sur le monde tel qu’on le voit, il serait plus simple de voir ces informations s’afficher sur la réalité elle-même, ou du moins sur notre vision de la réalité.
C’est d’ailleurs ce que Terminator utilisait déjà il y a 25 ans.

Ce n’est peut-être plus de la science-fiction pour longtemps. Un article de IEEE Spectrum donne la parole à Babak A. Parviz , le patron d’un labo de Seattle qui a développé des lentilles de contact permettant ce type d’affichage en surcouche.

Les premières applications sont biométriques. Des nano-capteurs peuvent par exemple mesurer le taux de glucose et afficher une alerte aux diabétiques avent la crise.

En utilisant les mêmes nano-technologies, le labo en question a également développé une lentille intégrant une antenne et un nano-processeur capables d’afficher des informations reçues over the air.

Difficile de voir les limites d’applications à imaginer. Du plus utile au plus futile.

L’interface homme-machine, devient l’homme. Le rêve de Kurzweil se rapproche.

Notes

Kevin Kelly et le futur du Web

Kevin Kelly, le rédacteur-gourou de Wired etait à la EG Conference il y a presque deux ans. J’avais raté cette video.

Il y parlait du web, de comment ce qu’il est aujourd’hui était totalement impensable à sa naissance 5000 jours plus tôt et comment il pourrait être devenu 5000 jours plus tard

Son argumentation part de la théorie désormais classique que le Web est l’OS d’une Machine unique, dont les milliards d’éléments connectés sont les capteurs, les émetteurs et la force de calcul.
Nos laptops, nos smartphones, les caméras de video-surveillance, les capteurs de pollutions, les supercalculateurs de la NASA participent de cette Machine, la plus fiable de l’histoire et la plus puissante. Mais dont la puissance est celle d’un seul cerveau humain.

En extrapolant, la puissance cette Machine en 2040 sera celle des cerveaux humains de l’humanité entière. Il rejoint ici a thèse de la Singuarité de Kurzweil qui, reposant sur l’idée que tout est information et que la Machine est construite comme le cerveau, quand sa puissance dépassera celle de la Machine Humaine, le temps de la Singularité sera venu et nous, humain, ne serons plus en mesure d’anticiper ni de comprendre où ira le monde et ce que la Machine deviendra. De créateurs nous en serons devenus les sujets. Sujets puissants si nous avons évolué avec la Machine (mémoire augmentée, cybernétique etc) ou impuissants si nous sommes restés dans notre état purement organique.

De ce point de départ il extrapole les prochains 5000 jours du web. Et c’est passionnant.

De manière très macro (regardez la video plutôt), il y parle de trois points :

Le premier est en rapport avec le corps de la machine. Comment nous ne sommes pas dans Matrix mais plutôt dans une digitalisation des corps matériels, l’Internet des objets n’est pas loin. La Machine est le prolongement de l’humain mais l’inverse est vrai également en raison de l’omniprésence de la Machine, de son omnipotence aussi.

La structure de la Machine ensuite. Après l’étape “Internet” au sens propre, celle de la liaison entre des ordinateurs, est venue l’étape de la liaison entre des pages, l’étape “web”.
Nous entrons dans l’étape du lien entre les données. En somme on va du plus large (l’ordinateur) eu plus particulier (les données). C’est le web sémantique. Après avoir partagé notre capacité de calcul, puis des pages que nous éditons, nous partageaons des données qui nous restent attachées mais sont lisibles et transportables de site en site.

Pour finalement en arriver à l’étape suivante, l’Internet des Objets. Où non seulement les informations sont liées entre elles mais aussi les objets porteurs ou emetteurs de ces informations.

Avec quelques questions intéressantes au passage. Comment articuler extrême personnalisation et extrême transparence ? L’outsourcing de la mémoire est-il un fait nouveau ou une simple évolution de nos technologies ?

Regardez ça, ce ne seront pas 20 minutes perdues.

Notes

Je suis né avec l’email

Intéressante cette carte qui reprend les “inventions” de l’internet. Elle plairait à Ray Kurzweil avec sa très nette accélération dans les dernières années. La singularité serait-elle au coin de la rue ? J’y apprends donc que je suis né la même année que l’email, toute ma vie rentre dans cette timeline. Un signe ? (et de quoi ?)

Notes

L’homme connecté : un futur probable

Nous transportons en quasi permanence une connexion à un réseau ou un autre. Notre téléphone mobile évidemment, mais aussi nos cartes de transport avec puce RFID, une carte de restaurant d’entreprise ou d’accès à des locaux. Jusqu’ici ces éléments de connexion sont externes et pour certains nécessitent d’être rechargés. On peut donc s’en désolidariser. Certains rêves-cauchemars SF nous prédisent l’implantation de puces dans le corps pour divers usages. Contrôles d’accès, contrôles d’identité, tracking GPS. Les usages vont du plus futile au très utilitaire.

Le contrôle d’accès Dès 1998, le professeur Kevin Warwick, Directeur de l’unité Cybernetique de l’Université de Reading (la Silicon Valley britannique au sud de Londres où siègent Microsoft et des dizaines de tech companies) s’implantait une puce dans le bras gauche pour accéder à ses salles de classe et labos. Ses ordinateurs s’allumant quand il s’approchait. Baja Beach Club Ce club de Barcelone a proposé en 2004 à ses clients les plus fidèles de s’implanter entre le pouce et l’index une puce RFID qui leur permettait de s’identifier à l’entrée et de payer leurs consommations. Une quinzaine de curieux (avant-gardistes ?) ont joué le jeu et sont donc désormais ultra VIP dans ce club. Verichip et le Département de la santé US La société Verichip a obtenu l’agrément des autorités sanitaires américaines pour implanter un puce sur (dans?) les patients des hôpitaux. L’intérêt est de tracer les clients, télécharger l’ensemble du dossier médical et donc sécuriser le parcours de soins. Mais ces initiatives sont finalement très Web 1.0, il s’agit de simples contrôles d’accès et surtout de dispositifs passifs, des puces RFID qui répondent aux sollicitations de capteurs pour délivrer un accès à de l’information. L’artiste australien Stelarc va plus loin. Depuis plusieurs années il se fait recréer par chirurgie plastique une oreille sur l”avant bras. Cette oreille est rendue opérationnelle par l’ajout d’un micro. Relié à l’internet par une connection sans-fil il streamera live ce que cette oreille entend.

On est au delà de la simple évolution des RFID, on est dans l’équivalent WEB2. Avec cet implant communicant il transforme le corps humain en émetteur. Ce que fait Stelarc est une version avancée de ce que faisait Justin.TV au début, c’est l’équivalent des millions de webcam qui tournent en permanence, c’est une version automatisée du lifecasting. Ray Kurzweil et les auteurs de SF pensaient que l’homme augmenté serait utilitaire. Que la cybernétique ferait d’abord marcher des handicapés puis augmenteraient les capacités physiques des valides. Le modèle était Steve Austin. C’est en fait l’homme exhibitionniste qui est à l’avant-garde du post-humain. On verra avant longtemps des implants pour lifecaster ce qu’on voit en direct avec positionnement GPS. On pourra retrouver les archives de sa vie en ligne. On pourra Googler sa mémoire et évidemment en faire profiter le monde. L’Homo Facebookus est en marche. Je ne vois pas ce qui l’arrèterait

Notes

Cybersex : Vers l’infini et au delà

Un des théories favorites de Ray Kurzweil est la dématérialisation des sensations.

Si vous n’avez pas lu Humanité 2.0 : la bible du changement, vous devriez vous y mettre, idéal entre noël et le jour de l’an.

Il pense que nous allons vers un monde où les plaisirs charnels seront déconnectés de leur utilité physiologique et que de ce fait ils se développeront.

Pour lui ce mouvement a commencé avec la contraception. Le sexe ne sert plus seulement à la reproduction. Il s’en déconnecte et devient d’abord un élément de plaisir. La conséquence est que son “usage” se développe pour cette fonction : le plaisir. Et nos sociétés “consomment” beaucoup plus de sexe que les sociétés pré-contraceptionnelles.

L’étape suivante, déjà entamée avec la fécondation in-vitro, est de dissocier la conception de l’acte sexuel même. Si on le suit, dans quelques années, la conception sera laissée aux mains des scientifiques qui feront les “bons” choix et la fécondation assistée sera la norme, faisant apparaitre la procréation “naturelle” comme barbare.

Suivra le rapport à la nourriture. Selon son schéma, nous inventerons des outils similaires à la contraception pour l’assimilation des nutriments par notre corps. Dans un premier temps des régulateurs règleront la manière dont notre réagit à la nourriture, s’assurant de l’assimilation des éléments utile et le rejet des autres. La lutte contra la boulimie dans les pays occidentaux devrait donner la caution morale à ces recherches. Dans un second temps, nous prendrons des nutriments adaptés à nos besoins, qui n’auront plus de lien avec la nourriture telle que nous la connaissons. Parallèlement, les plaisirs sensuels de la nourriture et de la boisson ne seront plus culpabilisants et leur pratique s’en trouvera libérée et développée. Comme le sexe dans les années 60 et 70.

Cette longue introduction pour parler d’un article du MailOnline au sujet de la stimulation neuronale.

Quelques chercheurs ont découvert un “centre du plaisir” dans le cerveau et sont capables de le solliciter. Il s’agirait donc de stimuler ces neurones pour faire éprouver un orgasme virtuel.
Mais pas si virtuel que ça finalement puisqu’identique à une sensation “normale”. Ce qui est virtuel c’est le stimuli.
Ce serait donc l’étape qui suit la vision de Kurzweil. Dissociation sensation-fonction / Augmentation des pratiques / Virtualisation complète de la sensation.
Je ne sais pas trop quoi en penser, j’ai du mal à me faire à cette idée.