DMY - 04.03.10 Microsoft bouge encore

Cela fait des années que Microsoft peine à tenir son rang dans le secteur du mobile, et singulièrement des smartphones.

Pourtant précurseur avec ses plateformes Windows CE (les SPV en 2004 ouvraient la voie aux développeurs d’application) et bénéficiant d’une position de choix pour la distribution d’OS, Microsoft s’est fait damer le pion sur les volumes par Nokia, sur l’innovation par Apple et même par Samsung, à l’époque un vulgaire copieur de ce qui se passait en Europe.

Mais Microsoft bouge encore !

Leur mauvaise image de monstre multinational abusant de son pouvoir est à sérieusement relativiser.

Apple est peut-être cool et californien, mais peut-on sérieusement reprocher à Microsoft d’imposer son IE quand Apple n’autorise même pas les concurrents à Safari (et à toutes les fonctions natives du terminal). Pour mémoire, on peut télécharger n’importe quel soft sous windows pour gérer mail, web,…etc. Essayez donc avec un iPhone. On  peut aussi installer n’importe quelle application sans passer sous les fourches caudines des “validations” de Cupertino. Et c’est pareil pour Windows Mobile. Pas de restriction.

Google ensuite. Est-il nécessaire de revenir sur la manière dont le gentil moteur de recherche tentaculaire contrôle notre vie online, manipule nos données et ne rend aucun compte de ce qu’il en fait ?
Vous vous souvenez du “bug” Google Buzz ? Au lancement du service, les contacts gmail les plus fréquents sont ajoutés à la liste des abonnements et tout ça est sur votre page publique. En gros tout le monde peut voir, sans restriction, avec qui vous échangez le plus de mail. Pour Google c’est “a little concern”.
Maintenant imaginons que cette mésaventure soit arrivée avec Microsoft, imaginons que vos contacts outlook les plus fréquents soit publiés sur le web.

Bref, si Microsoft n’est pas cool, ils ne sont pas plus méchants que les autres.

Innovation et mobile maintenant.

Au Mobile World Congress a Microsoft a présenté Windows Mobile 7 qui est plus que convaincant

  • Intégration complète des univers Zune et XBox Live (rappelons que sur le secteur du jeu, Microsoft connait clairement le succès, et particulièrement avec la couche Live)
  • UI totalement refondue
  • Form-Factor imposé à tous les terminaux avec 3 touches (Back/Start/Bing), résolution et ratio d’écran, CPU
  • Carnet d’adresses connecté
  • De nombreux partenariats dès le lancement (AT&T, Deutsche Telekom AG, Orange, SFR, Sprint, Telecom Italia, Telefónica, Telstra, T-Mobile USA, Verizon Wireless and Vodafone, Dell, Garmin-Asus, HTC, HP, LG, Samsung, Sony Ericsson, Toshiba, Qualcomm)

D’autre part, il y a plusieurs mois que j’utilise presque exclusivement Bing comme moteur de recherche mobile. Les resultats y sont plus pertinent et surtout beaucoup plus rapides qu’avec Google.

Et ça continue, Microsoft présente de nombreuses innovations :

Mobile Surface est un melange de la table Surface et de Project Natal (le Wii Killer de XBox présenté l’année dernière) et permet en gros, par l’ajout d’un projecteur à un mobile de transformer une surface plane en zone de controle par le mouvement en 3D.

Un service de traduction de conversations temps réel est également dans les cartons (et fonctionne).

Bref, si Apple a le culte du secret et fait buzzer des mois pour sortir un gros iPod touch, Microsoft laisse ses ingénieurs présenter leurs projets R&D, alors forcément tout ne devient pas un produit grand public, mais il faut compter sur Microsoft dans le mobile.

DMY - 30.01.10 l’iPad n’est ni un Tablet PC, ni un gros iPhone, ni un laptop sans clavier. C’est une page blanche

La présentation de Steve Jobs cette semaine était étonnante.

Comme prévu il a présenté sa tablette tactile grand format. Seule surprise, le nom: iPad.

Il a été question de spécifications. Une gamme allant du petit disque dur à connectivité wifi, pour usage domestique, à des versions plus musclées avec de la 3G et plus de stockage, pour un usage nomade professionnel.

Les démonstrations sur scène ont été extraordinairement peu bluffantes. Web browsing, video YouTube, iTunes. Bref rien au delà de ce à quoi on peut penser sans trop se forcer.

Alors la question est : pourquoi dépenser deux ou trois fois plus que pour une tablette propulsée par Windows ou une distribution Linux comme on va en voir plein les rayons des supermarchés, de la fnac et des distributeurs en ligne ?

Honnêtement, si c’est juste pour faire du web, et si on est pas un bobo fétichiste de la pomme (c’est vrai sur la table du salon c’est plus classe qu’un logo Acer), l’intérêt est assez faible.

Saut que ce n’est pas ça. De la même manière que l’iPhone n’est pas un joli téléphone avec écran tactile, l’iPad n’est pas une tablette bien designée.

Quand l’iPhone est sorti, beaucoup des professionnels du mobile étaient sceptiques (j’en faisais partie). Spécifications très en dessous du marche (appareil photo 2 megapixels à lors que le standard marché tendait vers 5, pas de 3G, pas de slot d’extension) faisaient apparaitre ce produit comme piège à geek fortuné.

Sauf qu’une fois l’outil en main, on se rend compte en quelques secondes qu’il ne s’agit pas de spécifications techniques, qu’il ne s’agit pas de “faire comme avec un autre mobile”, il s’agit d’interface. De la manière dont tout est conçu en fonction des usages et pas des fonctionnalités techniques.

Un de mes proches, pas du tout mobilo-geek, mais tout de même assez fortuné et technophile, possédait des Nokia NSeries depuis plusieurs années, avec des abonnements incluant le data. Quand l’iPhone est sorti, après deux ou trois minutes d’hésitations, il est passé chez Apple. Sa première remarque : “c’est cool, on peut voir la météo”. Il pouvait voir la météo depuis des années sur ses nokia. Mais c’était compliqué, en tous cas il fallait savoir qu’on pouvait voir la météo pour accéder à la fonction. Et même une fois dans la fonctionnalité on restait dans un écran de navigateur, avec des logos dans tous les sens, le branding de l’opérateur, des boutons standard (menu, option, stop, accéder…) et un clavier numérique de mobile tout à fait inutile.
Avec un iPhone on a un ecran 100% dédié à la fonction utilisée ; aucune pollution visuelle, uniquement ce qu’il faut pour voir la météo.

Et la vraie révolution de l’iPhone est là : C’est une page blanche. Un support pour fabriquer n’importe quelle “machine”.

C’est avec l’AppStore qu’Apple installe sa domination sur ce marché du “smartphone” (mais on est en fait dans un autre domaine).

Avec l’iPhone, et aujourd’hui avec l’iPad, iPhone entérine l’ère des outils modulables. Il ne s’agit plus de décider à quoi servent les devices mais de fournir un support, le plus neutre possible, pour laisser les acteurs du marché inventer.

l’iPhone va supplanter des dizaines de terminaux dédiés. Lecteur MP3, téléphone, GPS autonome, terminal de paiement,… Uniquement parce qu’il permet de tout faire avec une interface 100% adaptée à chaque fois.

Avec l’iPad, c’est ce qui va arriver. Un appareil sera sur la table du salon, il sera le lien protéiforme avec le monde numérique.
Il est impossible de savoir ce qu’en feront les utilisateurs.

Web-browsing ? Sans aucun doute, c’est l’usage le plus immédiat. Mais ce n’est pas le moyen d’accès à Internet le plus populaire chez les utilisateurs d’iPhone.

Domotique ? Probablement. Si j’étais un acteur du smart-grid, je développerais tout de suite pour ce terminal.

Lecture de news ? C’est évident, mais ce ne sera pas en mode “web”. LeNewz (http://lenewz.com/iphone), une application iPhone qui “cartographie” les sources d’information par thème a développé des mock-ups de ce que cela donnera sur iPad. C’est très convaincant. Il est évident que c’est sous cette forme et sous la forme d’applications média dédiées qu’on consommera de l’information sur iPad

Enfin, l’iPad, comme l’iPhone, est un objet sensuel. La science-fiction et les prospectives technologiques nous promettaient un monde qui se virtualise et des accès à ce monde encore plus virtuels. L’écran holographique de Minority Report, des écrans intégrés aux lentilles de contact, des connections neuronales, Second Life. Bref une abstraction du corps dans le rapport au monde numérique. Et c’est exactement le contraire qui se passe. C’est un monde tactile qui se présente. C’est une véritable interface physique avec l’objet qui en accroit encore la valeur symbolique et sensuelle.

Bref, l’iPad, parce que physiquement relié à son utilisateur, parce que neutre, parce que modulable et grâce à l’expérience iPhone App Store est bien parti pour s’imposer sur toutes les tables de salon, dans les mallettes des businessmen et probablement à des milliers d’autres endroits qu’on imagine pas, avec des applications dédiées.

l’iPad est une page blanche.

DMY - 29.01.10 Une application iPhone pour TEDx Paris par VisuaMobile

Demain se tient la conference TEDx Paris

A cette occasion la société parisienne Visua Mobile a développé une application iPhone

Au menu : la liste des intervenants et des participants, classés par nom ou par société et un flux video autour du sujet.

Tout le monde peut télécharger l’application mais pour accéder aux listes il faut être inscrit à la conférence.

DMY - 28.01.10 So now, how do we jailbreak our iPad ?

ledebugger:

So now, how do we jailbreak our iPad ?

Ca, c’est fait
DMY - 27.01.10

Ca, c’est fait

DMY - 20.01.10
“‘Most people make the mistake of thinking design is what it looks like,” says Steve Jobs, Apple’s C.E.O. ”People think it’s this veneer — that the designers are handed this box and told, ‘Make it look good!’ That’s not what we think design is. It’s not just what it looks like and feels like. Design is how it works.”

New York Times

Published: November 30, 2003

(via spencerfry)

DMY - 20.01.10 Opera rachète AdMarvel

Les consolidations continuent dans le secteur de la publicité mobile.

Après AdMob/Google, Quattro Wireless/Apple et RingRing/Amobee, c’est aujourd’hui Opera, l’éditeur de browsers mobiles qui annonce le rachat d’AdMarvel (voir CP)

AdMarvel fournit depuis 3 ans des solutions de monitoring, mesure d’audience et de performance et des outils d’optimisation des campagnes publicitaires mobiles.

C’est pour Opera une acquisition assez opportune car cela va permettre au navigateur de fournir une prestation différenciante et se positionner autrement comme comme simple enabler dans cette rude bataille face à Apple, Microsoft et Mozilla.

A smaller & smaller world

DMY - 28.11.09

Applications embarquées ou WebApps ?
Environnements dédiés on-device ou browsing ?

Allons-nous répliquer les usages du web et naviguer de site mobile en site mobile, certes optimisé pour la consultation sur ces terminaux, mais sur le même mode que dans l’internet fixe; ou l’usage de l’internet mobile existera t’il plutôt à travers des applications embarquées ?

C’est une des questions dans le monde de l’Internet Mobile.
Question qui est difficile à poser clairement devant le culte Apple pour qui la réponse est évidente.

Force est de constater qu’aujourd’hui les applications tiennent le haut du pavé. Un responsable digital d’un groupe média avec qui je déjeunais cette semaine m’a donné des chiffres assez étonnants en faveur de cette thèse.

C’est la grande opposition entre Apple et Google. Les deux moguls de l’internet mobile.

Apple croit dans les applications, Google croit dans le browsing et ne porte pas ses services en applications quand il peut l’éviter pour préférer les web-apps. Et honnètement, quand on va sur les versions webmobiles de GMail, Google Reader ou même Latitude, on voit mal en quoi ils ont tord.

Question de point de vue industriel : Apple fabrique des terminaux et vend les applications dédiées, il a donc intérêt à favoriser ce modèle. Google vit de la publicité et de l’usage des données utilisateurs, il a intérêt à favoriser une usage le plus large possible.

Mon avis c’est que le Web Mobile n’est pas mort, loin de là. Aujourd’hui les applications dominent parceque la fragmentation de l’Internet Mobile est finalement assez faible. l’iPhone est ultra-dominant. Mais ça ne va pas durer. Les terminaux Android, les smartphones Symbian et Windows Mobile vont empiéter sur le règne Apple et devant la fragmentation inévitable que cela va à nouveau engendrer, les WebApps mobiles sont une solution idéale :
Un seul développement, pas besoin de mise à jour.

A condition de trouver un business model.

Et sur le plan “philosophique”, je préfère un Internet mobile qui favorise les développeurs de services plutôt que les industriels, même si ils sont aussi cools que Steve Jobs.
Que serait l’Internet si il était défini par un choix entre Dell et Apple, entre Sun et Microsoft ?
Je souhaite que l’Internet mobile soit aussi ouvert que son grand frère et que des nouveaux entrants puissent en changer la physionomie depuis leur chambre d’étudiant.

Ce ne sera pas le cas si on doit faire un choix technologique structurant au moment du développement et si on doit consacrer des ressources importantes au portage sur de multiples terminaux.

A t’on vraiment envie de se replonger dans le cauchemar du portage des applications java ?

Ma prévision, en tous cas mon souhait, c’est que a phase “applications embarquées” n’est qu’une étape de l’Internet Mobile. Une étape utile car elle démontre la pertinence du media mobile, mais une étape qui comporte de nombreuses limites, au premier rang desquelles la main-mise d’un industriel sur la normalisation des usages et des business models

Orange pose donc une pierre dans le jardin des applications embarquées en sortant “Le Web Store”. Un répertoire de WebApps mobiles.

Un mouvement intéressant. Les opérateurs ont eux-aussi intérêt à voir le Web Mobile survivre et se développer, c’est un moyen pour eu de garder une place pivot sur ce marché.

Orange Web Store

DMY - 07.11.09
“You might finally have a reason to come to Paris”

AppDevice.com à propos de l’ouverture de l’Apple Store ce matin

Ce serait drôle si ce n’était du premier degré tristement confirmé par les photos hallucinantes de la file d’attente.

Eh oh ! c’est un MAGASIN !
Avec des trucs qu’on peut acheter à Carrefour.

“La révolution est en marche”
Pour 3 ordinateurs reliftés et une souris chatouilleuse.
Ils s’emballent pas un peu là les gars de MacPlus ?
DMY - 22.10.09

“La révolution est en marche”

Pour 3 ordinateurs reliftés et une souris chatouilleuse.

Ils s’emballent pas un peu là les gars de MacPlus ?

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