DMY - 31.01.10 Adfonic launches the industry’s first open and transparent mobile ad marketplace; addressing the needs of advertisers and publishers

(rebloged from http://blog.adfonic.com/?p=208)

This month, we launched our open and transparent Premium Network giving advertiser’s greater efficiency over the way they buy mobile media, while giving publishers greater control over their mobile inventory.

When commentators in the mobile advertising space talk about the factors stifling growth, they often cite the following reasons; the economic meltdown, mobile percentage of ad budgets, web browsers, quality mobile inventory, acceptance by consumers, and the list goes on. We think that the biggest barriers are visibility and access to high quality mobile inventory.

Comparing how ads are bought today through other mobile ads networks, Adfonic’s advertisers will be able choose exactly what mobile sites and apps their ads will run on. Moreover, advertisers will be able to browse publisher media buying profiles on the website and have full visibility on the minimum prices that have been set by the publisher. This change enables advertisers to close the optimisation loop by diverting spend to the sites and apps that are driving the numbers and delivering the results clients want.

On the publisher side, publishers will be able to control and optimise their minimum floor price by gauging how much advertisers are willing to pay for their inventory. Furthermore, they will also be able to control what ads are displayed via the Ad Management interface and specify categories for exclusion.

On other mobile ad networks today, media buyers probably don’t know what mobile sites or apps their ads are going to land on, they cannot report this information back to their clients and they certainly cannot fully optimise camapigns becuase they just don’t know what sites or apps are delivering the results.

In other forms of digital advertising, like online, there’s an implicit expectation that total transparency is already built into platforms and advertisers navigate their way around choosing the best publishers that best fit their media buying requirements. Contrast all this to the well established world of offline advertising and a media buyer would never purchase any time or ad space unless they knew exactly where their ad was going to be shown.

The mobile advertising space has to start shifting towards a more open and transparent business model, aligning itself with some of the norms that have already been established in digital advertising. This is something that is not only stalling the growth potential of mobile advertising but causing advertisers to waste ad budgets unnecessarily and give publishers a bad user experience by not better matching campaigns with publications.

Adfonic will be the first mobile ad network to deliver visibility into process of buying mobile media, we will see what impact this has on the rest of the market over time … watch this space.

DMY - 20.01.10 Opera rachète AdMarvel

Les consolidations continuent dans le secteur de la publicité mobile.

Après AdMob/Google, Quattro Wireless/Apple et RingRing/Amobee, c’est aujourd’hui Opera, l’éditeur de browsers mobiles qui annonce le rachat d’AdMarvel (voir CP)

AdMarvel fournit depuis 3 ans des solutions de monitoring, mesure d’audience et de performance et des outils d’optimisation des campagnes publicitaires mobiles.

C’est pour Opera une acquisition assez opportune car cela va permettre au navigateur de fournir une prestation différenciante et se positionner autrement comme comme simple enabler dans cette rude bataille face à Apple, Microsoft et Mozilla.

A smaller & smaller world

Les limites de la publicité contextuelle
DMY - 21.12.09

Les limites de la publicité contextuelle

DMY - 12.11.09 De l’honnêteté très relative d’un journaliste de France Télévision

Depuis quelques mois, je mène une mission pour la société nugg.ad. Il s’agit d’adapter leur offre au marché français.
Leur service consiste en une technologie de ciblage comportemental prédictif à destination des régies publicitaires digitales.

Le système développé par nugg.ad collecte les données des utilisateurs en ligne et, en temps réel, analyse ces données et les enrichit. Ponctuellement, des utilisateurs sélectionnés sont invités à prendre part à une enquête en ligne permettant de remonter des informations agrégées sur les caractéristiques sociodémographiques, les centres d’intérêts et le style de vie d’un type d’utilisateur. Le système propose ensuite un ciblage sur une audience adéquat.

Fin septembre, je reçois un appel d’un journaliste de France Television qui demande à me parler de techniques publicitaires.
Il prépare une émission sur “la publicité sur internet” pour France 5 et me demande de lui parler de l’offre de nugg.ad. Ce que j’accepte.

La semaine suivante, suit une demande d’interview pour cette emission, ce que j’accepte également.
Rendez-vous est donc pris.

Le jour de l’interview, une équipe de trois personnes se présente au bureau et commence 1h30 d’interview.

Les points sur lesquels on me demande de m’exprimer, et mes réponses sont :

Avantages de la solution nugg.ad :

  • Pour les annonceurs : Parler à la bonne audience
  • Pour les sites web : Augmenter le taux de clic, et donc leurs revenus
  • Pour les internautes : Voir s’afficher des publicités pertinentes, et donc perçues comme moins intrusives

Gestion des données personnelles :

  • Aucune information nominative n’est stockée
  • Nugg.Ad ne connait pas, et ne veut pas connaitre l’identité des internautes

Traçage de l’activité sur Internet :

  • Aucune donnée n’est traitée sur plusieurs sites à la fois (en clair on ne propose pas une publicite sur le site A en fonction d’informations collectées sur le site B)
  • Nugg.ad est conforme avec les législations les plus restrictives en Europe
  • Le système est basé sur la technologie des cookies sans stockage d’adresse IP

Le résultat c’est ça :


  • L’émission sur “la publicité internet” s’appelle finalement “Tous fichés” et parle de la manière dont nos données personnelles sont stockées et revendues
  • Sur les 90 minutes de tournage, il en reste 1 ou 2.
  • Sur les 3 bénéfices du service, le bénéfice pour les internautes a disparu.
  • On me voit entre deux passages sur la CNIL qui parle de stockage de données personnelles, ce qui ne concerne pas nugg.ad. Le sous-entendu est évident

Je ne suis pas naïf, je sais bien que l’internet a mauvaise presse auprès des esprits étroits. J’imaginais bien que mes propos seraient déformés.
Mais en l’occurrence, on m’a menti sur l’objet du reportage, le journaliste avait décidé de ce qu’il voulait me faire dire avant de me poser ses questions et a tronqué mes propos pour leur faire dire a peu près le contraire de qu’ils signifient réellement.

Ce n’est pas de l’information, c’est du populisme bon ton. Je ne suis pas près de m’y laisse prendre à nouveau.

DMY - 10.11.09 Rachat d’AdMob par Google : D-day du Mobile Advertising

Google a donc acheté AdMob hier, pour la somme de 750m$. En actions, certes, mais les actions de Google sont plus que liquides et plutôt basses en ce moment.

D’après le communiqué de presse commun, il s’agit pour Google d’élargir son offre de publicité mobile au delà des liens sponsorisés et d’entrer sur le terrain du display.

Je travaille sur le sujet du Mobile Advertising depuis plusieurs mois, mon avis vaut ce qu’il vaut, mais je pense que cette opération va au-delà de ce qui en est dit.
Ce qui est dit ici l’est à titre personnel et n’engage évidemment que moi et Fast-Forward.

Alors comme à mon époque sciences-po, mon avis en trois points.

Une attaque en règle contre les régies publicitaires digitales.

N’entrons pas encore sur le secteur mobile, restons un moment sur le coeur de marché de Google : Ce que j’appelle ici “l’Internet des ordinateurs”.
Google est ultra-leader sur le marché des liens sponsorisés alors que  le celui du display est terriblement fragmenté. Des centaines de régies publicitaires se le partagent. Google a attendu longtemps avant d’entrer sur ce marche avec l’acquisition de DoubleClick. Le marché était déjà structuré.

Avec l’opération AdMob on change de paradigme, Google attaque directement les régies display. Alors qu’on pensait que les acteurs de la publicité Internet viendraient naturellement sur le mobile quand l’audience serait au rendez-vous, alors qu’on pouvait anticiper le rachat d’AdMob par un Hi-media ou equivalent pour accompagner ses clients Internet dans leur évolution vers le mobile, c’est Google qui se place en concurrent. Et cette stratégie s’opère alors que le marché est encore naissant. A ce titre cela devrait en définir les contours.
Ce qui qualifie AdMob est donc son aspect “marketplace” à la adsense plutôt que le medium sur lequel il est actif.
Que va choisir un portail Internet pour sa publicité mobile ? Sa régie ou Google ?

La bataille pour les données

Admob dispose d’un très bon adserver, certes. Mais rien que Google ne pourrait développer en interne en quelques mois, et pour nettement moins cher.
Ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher la raison du rachat.

Admob est leader sur son marché, mais ce marché reste modeste et la concurrence y est sévère, les éditeurs sont volatiles, un nouvel entrant, surtout de la taille de Google pourrait esperer prendre de sérieuses parts de marché en arrivant avec sa propre solution.

Non, Admob a une spécificité qui a mon avis intéresse largement Google : L’étude des données utilisateur.
Les outils de reporting d’AdMob sont très fin, une masse important d’information est centralisée sur leur serveurs. En terme d’usage mais aussi de contenu des sites si les éditeurs utilisent les API.

En savoir le plus possible sur les utilisateurs est le nerf de la guerre pour Google.

Avec cette acquisition, les analystes de Mountain-View en savent déjà plus sur ce que vous faites de votre iPhone que ceux de Cupertino. amusant non ?

Ce que cette opération signifie pour la concurrence

Evidemment une opération de cette taille va avoir des effets plus ou moins importants sur ce marché encore très fragmenté.

Financiers d’abord. Alors que personne ne sait quoi penser de ce marché (anticipations délirantes par les cabinets de prospective, réalité encore a peine bourgeonnante), cette opération permet de valoriser une activité de Mobile Advertising.
Le business d’AdMob vaut 750m$. Aux autres de faire leurs calculs.
Du coup il devrait être (un peu) plus simple de lever des fonds pour les nouveaux entrants, les VC peuvent faire une règle de trois et tenter de refaire un coup.

En parts de marché ensuite. Google a une puissance de feu incroyable, mais AdMob est leader de son marché et n’a pas de problème de visibilité.
Je serais très étonné que le reach du nouveau duo augmente sensiblement dans les mois qui viennent. Au contraire même, beaucoup de petits éditeurs n’aiment pas beaucoup Google pour son côté dominateur et AdMob commençait à avoir mauvaise presse pour les mêmes motifs, notamment après l’opération Smaato.

Sur le dynamisme de l’offre enfin. Ce marché a besoin de créativité. il faut inventer des nouveaux formats. Je pense que le mobile advertising n’a pas encore trouvé le bon moyen de parler aux mobinautes. Il faut trouver comment s’insérer dans l’experience d’Internet mobile sans forcément chercher à copier les recettes de l’Internet des ordinateurs, celles qui ont fait de Google le géant qu’il est
Google a une fâcheuse tendance à immobiliser les marchés dans lesquels il investit massivement. Tout le monde attend de voir ce qu’ils vont faire pour bouger ensuite.
D’autre part, je pense que l’Internet Mobile est structurellement différent de son grand frère et qu’il sera massivement plus important. Google a besoin d’AdMob pour l’aider à comprendre où aller. Saura-t’il l’écouter et ne pas appliquer ses propres recettes ?

C’est donc une immense invitation à inventer que Google nous fait là.
Il faut que les acteurs de la publicité mobile continuent à expérimenter et à créer ce marché à côté du monstre Californien qui semble ne se donner aucune limite à la connaissance de notre vie digitale.