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5 Notes

Enchanted Objects: The next wave of the web

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Notes

Les opérateurs mobiles sont-ils des “dumb-pipes” ?

Les temps sont durs pour les opérateurs mobiles.

Baisse des tarifs de communication, vague du “flat-fee” pour le transfert de données, subventions des terminaux incontournables, fin des exclusivités.

Un des relais de croissance prévus résidait dans les portails mobiles. Les opérateurs deviendraient des médias mobiles et se rémunèreraient en publicité ou contenus premium.
Culture de la gratuité sur Internet et court-circuitage en règle par les mastodontes du web mettent un sérieux coup à ces prévisions. Vous avez déjà acheté un MP3 sur Vodafone Live ? Etes-vous même allés sur le portail mobile Orange avec votre Iphone ? La stratégie alternative est celle du “smart-pipe”.
L’opérateur, au cœur de notre vie internet mobile sait tout de nous et peut le monnayer : données comportementales, géolocalisation, billing.
Là encore, ça marche moyennement bien : Google centralise, traite et utilise nos informations comportementales. Et il en sait bien plus que n’importe qui. Skyhook et les GPS intégrés aux terminaux savent où nous sommes.
On attend encore une vraie stratégie de Paypal sur mobile mais elle ne doit pas être bien loin. Apple a par ailleurs démontré qu’il savait facturer du contenu mobile tout seul comme un grand.

Bref, “smart-pipe”, ça va pas être simple non plus. Reste donc “dumb pipe”. Les opérateurs sont des ISP mobiles, ils doivent se cantonner à fournir de l’accès et à le faire bien.
Çà parait un peu limité mais il y a du boulot. Les réseaux mobiles sont a peine nés, ils sont limités et pas assez rapides. L’interoperabilité des technologies est loin d’être achevée.

Nous allons avoir besoin d’un accès au réseau sur une multitude de terminaux. Il ne me parait pas idiot de confier mon accès Internet mobile à un acteur qui équipera mon téléphone, mon PND, mon lecteur multimédia, mon alarme, mon moniteur de consommation d’énergie, mes webcams, ma voiture.
A lui de gérer la complexité technologique (wifi ?wimax? femtocell? HSDPA? C’est pas mon problème, je veux juste accéder à Internet) et l’unification des authentifications.

Dans un monde d’Internet des objets, cette prestation a une grande valeur et nous serons prêts à la payer. Alors evidemment c’est moins sexy qu’une vision à la J2M, il va falloir inventer du marketing, mais les opérateurs mobiles contrôleront leur réseau et leur valeur sera là. Il y a deux ans, à la conférence LeWeb3, un éditeur de TechCrunch interpellait un panel d’opérateur (le jeu favori dans ce genre d’évènements,) sur le thème général “vous bridez la créativité”, “laissez nous inventer”; terminant sa question/réclamation sur un vibrant “get out of our way”. Ce à quoi Jean-Louis Constanza de chez Orange répondait “We ARE the way”.
Eh ben non en fait, Orange et Vodafone annoncent l’externalisation d’une partie de leurs réseaux.

Il va leur rester quoi ? La gestion de la relation client ?

Notes

L’homme connecté : un futur probable

Nous transportons en quasi permanence une connexion à un réseau ou un autre. Notre téléphone mobile évidemment, mais aussi nos cartes de transport avec puce RFID, une carte de restaurant d’entreprise ou d’accès à des locaux. Jusqu’ici ces éléments de connexion sont externes et pour certains nécessitent d’être rechargés. On peut donc s’en désolidariser. Certains rêves-cauchemars SF nous prédisent l’implantation de puces dans le corps pour divers usages. Contrôles d’accès, contrôles d’identité, tracking GPS. Les usages vont du plus futile au très utilitaire.

Le contrôle d’accès Dès 1998, le professeur Kevin Warwick, Directeur de l’unité Cybernetique de l’Université de Reading (la Silicon Valley britannique au sud de Londres où siègent Microsoft et des dizaines de tech companies) s’implantait une puce dans le bras gauche pour accéder à ses salles de classe et labos. Ses ordinateurs s’allumant quand il s’approchait. Baja Beach Club Ce club de Barcelone a proposé en 2004 à ses clients les plus fidèles de s’implanter entre le pouce et l’index une puce RFID qui leur permettait de s’identifier à l’entrée et de payer leurs consommations. Une quinzaine de curieux (avant-gardistes ?) ont joué le jeu et sont donc désormais ultra VIP dans ce club. Verichip et le Département de la santé US La société Verichip a obtenu l’agrément des autorités sanitaires américaines pour implanter un puce sur (dans?) les patients des hôpitaux. L’intérêt est de tracer les clients, télécharger l’ensemble du dossier médical et donc sécuriser le parcours de soins. Mais ces initiatives sont finalement très Web 1.0, il s’agit de simples contrôles d’accès et surtout de dispositifs passifs, des puces RFID qui répondent aux sollicitations de capteurs pour délivrer un accès à de l’information. L’artiste australien Stelarc va plus loin. Depuis plusieurs années il se fait recréer par chirurgie plastique une oreille sur l”avant bras. Cette oreille est rendue opérationnelle par l’ajout d’un micro. Relié à l’internet par une connection sans-fil il streamera live ce que cette oreille entend.

On est au delà de la simple évolution des RFID, on est dans l’équivalent WEB2. Avec cet implant communicant il transforme le corps humain en émetteur. Ce que fait Stelarc est une version avancée de ce que faisait Justin.TV au début, c’est l’équivalent des millions de webcam qui tournent en permanence, c’est une version automatisée du lifecasting. Ray Kurzweil et les auteurs de SF pensaient que l’homme augmenté serait utilitaire. Que la cybernétique ferait d’abord marcher des handicapés puis augmenteraient les capacités physiques des valides. Le modèle était Steve Austin. C’est en fait l’homme exhibitionniste qui est à l’avant-garde du post-humain. On verra avant longtemps des implants pour lifecaster ce qu’on voit en direct avec positionnement GPS. On pourra retrouver les archives de sa vie en ligne. On pourra Googler sa mémoire et évidemment en faire profiter le monde. L’Homo Facebookus est en marche. Je ne vois pas ce qui l’arrèterait

Notes

Civet de Nabaztag au Menu : de l’importance du time to market

Violet est en redressement judiciaire.

Violet c’est la société qui a conçu et distribué le nabaztag, le mir:ror, les nano:ztag, les ztamp:s et la lampe DAL.
Tous ces objets aux quatre coins de mon salon qui suscitent la question récurrente “à quoi ca sert”.
Dans ce cas, deux attitudes possibles :
1/ “ca sert à rien” qui suscite au mieux scepticisme et au pire railleries. Comme si tout devait servir tout de suite sous peine d’être taxé de “gadget pour bobos”.
2/ “attends je vais te parler de l’Internet des objets” qui aboutit au même résultat mais avec 2 heures de plus et un regard absent chez mes interlocuteurs dont j’imagine qu’il se disent en rentrant chez eux “putain, il est vraiment dingue ce type”.

Donc Violet c’est la société qui a popularisé l’Internet des objets mais surtout qui a parié sur l’intelligence et la créativité de ses clients pour inventer des usages au lapin. La société qui pense que comme l’internet des services, celui des choses s’inventera dans des garages, pas dans les labos de grandes entreprises.

Seulement voilà, ça n’est pas si facile, et les trucs “qui servent à rien”, c’est pas tendance avec la crise étoussa. Et violet est en redressement judiciaire.

Une initiative de rachat par les utilisateurs (customer buy out ils appellent ça) est lancée ici.

Rafi Haladjian, le père de violet, est un visionnaire.
Il publiait il y a 5 ans un white-paper sur ce qu’il appelait le “reseau pervasif” (si vous retrouvez le pdf, ça m’interesse, il n’est plus sur les serveurs de la FING).
En gros, l’internet serait tout le temps partout, des objets y seraient connectés et echangeraient des données avec leurs propriétaires, entre elles, avec des bases de données.
Ca parait fumeux dit comme ça mais ça ne l’est pas.
Cet internet arrive et le projet de Violet est (était ?) de le mettre entre les mains des citoyens-utilisateurs pour qu’ils en soient des usagers et pas des consommateurs, pour que les standards soient ouverts et pour que les idées se transforment en services.

Dans cet essai, Rafi Haladjian imaginait un pèse-personne connecté.
Un pèse-personne qui stockerait des informations, les enverrait sur le web, vous donnerait des courbes de poids et des conseils en conséquence.

J’ai systématiquement utilisé cet exemple quand je prenais l’option longue de ma réponse sur le lapin (voir plus haut, essaie de suivre steuplé).
La réaction à été à 90% “oui oui bien sûr et puis la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu”. Les 10% qui restent se partageant entre un enthousiasme fébrile (dans ce cas, se méfier, on va me taper du pognon) ou un anesthésié “tiens, vas-y remets moi un ricard”.

Eh ben pendant que violet crève dans son coin, le pèse personne il est là, il est wifi, il parle à votre iphone, il fait des jolies courbes, et même Loic Le Meur il en veut un!