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Posts tagged Internet of Things

4 Notes

FabLabs : Il faut regarder de près ce qui se passe autour des FabLabs.

En gros, des imprimantes qui fabriquent de “vrais” objets et permettent donc de “télécharger” des objets et de les fabriquer.

A l’horizon : la dématérialisation de tous les objets comme ça a été le cas pour l’écrit (au lieu d’acheter un rapport j’en telecharge le PDF et je l’imprime), pour la musique, le cinema et la télévision.

C’est incontestablement le gors sujet des années à venir. Avec comme corollaire la diffusion gratuite et rapide des objets et la starisation des designers qui pourront sortir des hits instantanés sans passer les fourches caudines des industriels.

fing:

Le documentaire donne un bon aperçu de ce que l’on peut faire dans les fablabs. L’auteur y montre des réalisations, le fonctionnement journalier et interviewe de nombreux intervenants qu’ils soient étudiants, experts ou simples habitants.

A voir si vous vous intéressez à ce sujet !

1 Notes

Lift with Fing 2010 c’est toujours à Marseille, c’est du 5 au 7 juillet, c’est une conférence à ne pas rater.

http://liftconference.com/lift-france-10

Notes

http://www.sen.se/

Watch this space

Depuis Ozone, depuis son white-paper sur les réseaux pervasifs, depuis violet, quand Rafi haladjian dépose un nom de domaine, moi c’est un réflexe, je surveille….

Notes

Kevin Kelly et le futur du Web

Kevin Kelly, le rédacteur-gourou de Wired etait à la EG Conference il y a presque deux ans. J’avais raté cette video.

Il y parlait du web, de comment ce qu’il est aujourd’hui était totalement impensable à sa naissance 5000 jours plus tôt et comment il pourrait être devenu 5000 jours plus tard

Son argumentation part de la théorie désormais classique que le Web est l’OS d’une Machine unique, dont les milliards d’éléments connectés sont les capteurs, les émetteurs et la force de calcul.
Nos laptops, nos smartphones, les caméras de video-surveillance, les capteurs de pollutions, les supercalculateurs de la NASA participent de cette Machine, la plus fiable de l’histoire et la plus puissante. Mais dont la puissance est celle d’un seul cerveau humain.

En extrapolant, la puissance cette Machine en 2040 sera celle des cerveaux humains de l’humanité entière. Il rejoint ici a thèse de la Singuarité de Kurzweil qui, reposant sur l’idée que tout est information et que la Machine est construite comme le cerveau, quand sa puissance dépassera celle de la Machine Humaine, le temps de la Singularité sera venu et nous, humain, ne serons plus en mesure d’anticiper ni de comprendre où ira le monde et ce que la Machine deviendra. De créateurs nous en serons devenus les sujets. Sujets puissants si nous avons évolué avec la Machine (mémoire augmentée, cybernétique etc) ou impuissants si nous sommes restés dans notre état purement organique.

De ce point de départ il extrapole les prochains 5000 jours du web. Et c’est passionnant.

De manière très macro (regardez la video plutôt), il y parle de trois points :

Le premier est en rapport avec le corps de la machine. Comment nous ne sommes pas dans Matrix mais plutôt dans une digitalisation des corps matériels, l’Internet des objets n’est pas loin. La Machine est le prolongement de l’humain mais l’inverse est vrai également en raison de l’omniprésence de la Machine, de son omnipotence aussi.

La structure de la Machine ensuite. Après l’étape “Internet” au sens propre, celle de la liaison entre des ordinateurs, est venue l’étape de la liaison entre des pages, l’étape “web”.
Nous entrons dans l’étape du lien entre les données. En somme on va du plus large (l’ordinateur) eu plus particulier (les données). C’est le web sémantique. Après avoir partagé notre capacité de calcul, puis des pages que nous éditons, nous partageaons des données qui nous restent attachées mais sont lisibles et transportables de site en site.

Pour finalement en arriver à l’étape suivante, l’Internet des Objets. Où non seulement les informations sont liées entre elles mais aussi les objets porteurs ou emetteurs de ces informations.

Avec quelques questions intéressantes au passage. Comment articuler extrême personnalisation et extrême transparence ? L’outsourcing de la mémoire est-il un fait nouveau ou une simple évolution de nos technologies ?

Regardez ça, ce ne seront pas 20 minutes perdues.

Notes

Les opérateurs mobiles sont-ils des “dumb-pipes” ?

Les temps sont durs pour les opérateurs mobiles.

Baisse des tarifs de communication, vague du “flat-fee” pour le transfert de données, subventions des terminaux incontournables, fin des exclusivités.

Un des relais de croissance prévus résidait dans les portails mobiles. Les opérateurs deviendraient des médias mobiles et se rémunèreraient en publicité ou contenus premium.
Culture de la gratuité sur Internet et court-circuitage en règle par les mastodontes du web mettent un sérieux coup à ces prévisions. Vous avez déjà acheté un MP3 sur Vodafone Live ? Etes-vous même allés sur le portail mobile Orange avec votre Iphone ? La stratégie alternative est celle du “smart-pipe”.
L’opérateur, au cœur de notre vie internet mobile sait tout de nous et peut le monnayer : données comportementales, géolocalisation, billing.
Là encore, ça marche moyennement bien : Google centralise, traite et utilise nos informations comportementales. Et il en sait bien plus que n’importe qui. Skyhook et les GPS intégrés aux terminaux savent où nous sommes.
On attend encore une vraie stratégie de Paypal sur mobile mais elle ne doit pas être bien loin. Apple a par ailleurs démontré qu’il savait facturer du contenu mobile tout seul comme un grand.

Bref, “smart-pipe”, ça va pas être simple non plus. Reste donc “dumb pipe”. Les opérateurs sont des ISP mobiles, ils doivent se cantonner à fournir de l’accès et à le faire bien.
Çà parait un peu limité mais il y a du boulot. Les réseaux mobiles sont a peine nés, ils sont limités et pas assez rapides. L’interoperabilité des technologies est loin d’être achevée.

Nous allons avoir besoin d’un accès au réseau sur une multitude de terminaux. Il ne me parait pas idiot de confier mon accès Internet mobile à un acteur qui équipera mon téléphone, mon PND, mon lecteur multimédia, mon alarme, mon moniteur de consommation d’énergie, mes webcams, ma voiture.
A lui de gérer la complexité technologique (wifi ?wimax? femtocell? HSDPA? C’est pas mon problème, je veux juste accéder à Internet) et l’unification des authentifications.

Dans un monde d’Internet des objets, cette prestation a une grande valeur et nous serons prêts à la payer. Alors evidemment c’est moins sexy qu’une vision à la J2M, il va falloir inventer du marketing, mais les opérateurs mobiles contrôleront leur réseau et leur valeur sera là. Il y a deux ans, à la conférence LeWeb3, un éditeur de TechCrunch interpellait un panel d’opérateur (le jeu favori dans ce genre d’évènements,) sur le thème général “vous bridez la créativité”, “laissez nous inventer”; terminant sa question/réclamation sur un vibrant “get out of our way”. Ce à quoi Jean-Louis Constanza de chez Orange répondait “We ARE the way”.
Eh ben non en fait, Orange et Vodafone annoncent l’externalisation d’une partie de leurs réseaux.

Il va leur rester quoi ? La gestion de la relation client ?

Notes

Civet de Nabaztag au Menu : de l’importance du time to market

Violet est en redressement judiciaire.

Violet c’est la société qui a conçu et distribué le nabaztag, le mir:ror, les nano:ztag, les ztamp:s et la lampe DAL.
Tous ces objets aux quatre coins de mon salon qui suscitent la question récurrente “à quoi ca sert”.
Dans ce cas, deux attitudes possibles :
1/ “ca sert à rien” qui suscite au mieux scepticisme et au pire railleries. Comme si tout devait servir tout de suite sous peine d’être taxé de “gadget pour bobos”.
2/ “attends je vais te parler de l’Internet des objets” qui aboutit au même résultat mais avec 2 heures de plus et un regard absent chez mes interlocuteurs dont j’imagine qu’il se disent en rentrant chez eux “putain, il est vraiment dingue ce type”.

Donc Violet c’est la société qui a popularisé l’Internet des objets mais surtout qui a parié sur l’intelligence et la créativité de ses clients pour inventer des usages au lapin. La société qui pense que comme l’internet des services, celui des choses s’inventera dans des garages, pas dans les labos de grandes entreprises.

Seulement voilà, ça n’est pas si facile, et les trucs “qui servent à rien”, c’est pas tendance avec la crise étoussa. Et violet est en redressement judiciaire.

Une initiative de rachat par les utilisateurs (customer buy out ils appellent ça) est lancée ici.

Rafi Haladjian, le père de violet, est un visionnaire.
Il publiait il y a 5 ans un white-paper sur ce qu’il appelait le “reseau pervasif” (si vous retrouvez le pdf, ça m’interesse, il n’est plus sur les serveurs de la FING).
En gros, l’internet serait tout le temps partout, des objets y seraient connectés et echangeraient des données avec leurs propriétaires, entre elles, avec des bases de données.
Ca parait fumeux dit comme ça mais ça ne l’est pas.
Cet internet arrive et le projet de Violet est (était ?) de le mettre entre les mains des citoyens-utilisateurs pour qu’ils en soient des usagers et pas des consommateurs, pour que les standards soient ouverts et pour que les idées se transforment en services.

Dans cet essai, Rafi Haladjian imaginait un pèse-personne connecté.
Un pèse-personne qui stockerait des informations, les enverrait sur le web, vous donnerait des courbes de poids et des conseils en conséquence.

J’ai systématiquement utilisé cet exemple quand je prenais l’option longue de ma réponse sur le lapin (voir plus haut, essaie de suivre steuplé).
La réaction à été à 90% “oui oui bien sûr et puis la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu”. Les 10% qui restent se partageant entre un enthousiasme fébrile (dans ce cas, se méfier, on va me taper du pognon) ou un anesthésié “tiens, vas-y remets moi un ricard”.

Eh ben pendant que violet crève dans son coin, le pèse personne il est là, il est wifi, il parle à votre iphone, il fait des jolies courbes, et même Loic Le Meur il en veut un!