ipad ou la privatisation de la censure (Cluster21)
On sait qu’Apple exerce un contrôle très strict sur les applications disponibles et qu’il bloque les contenus pour adultes. Ce qui relève de la censure. Une censure qui peut avoir des effets insolites comme lorsqu’il conduit à bloquer une application qui parle de Moby Dick, le roman, parce qu’on y trouve le mot sperme (et pour cause, on appelle en anglais sperm whale les grandes baleines). Détail amusant? Sans doute. Mais comment ne pas s’inquiéter? Qui nous dit que demain Apple ne bloquera pas les applications qui critiquent trop vigoureusement ses produits? On sait que les producteurs d’applications doivent signer un accord avec Apple que l’Electronic frontier foundation vient de publier. On y découvre des clauses que l’on pourrait au mieux dire gênantes, comme celle-ci qui donne à Apple un droit de regard sur ce qui est publié avec les applications
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Une censure privée et non plus, comme autrefois, aux mains d’institutions politiques que les citoyens contrôlent. Qui nous dit que les valeurs d’Apple sont partagées par la majorité?
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C’est un peu, toutes proportions gardées comme si Microsoft avait conservé un contrôle sur toutes les applications, tous les logiciels développés sur ses systèmes d’exploitation, ce qui lui aurait permis d’interdire le développement d’applications concurrentes des siennes.
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Il nous reste à attendre les tablettes ouvertes d’autres fournisseurs.
Notes